The Christmas Curse
Bon, là il fait super faim et tout est prêt sauf la cuisson, alors patientons en racontant n’imp. Enfin n’imp, pas tout à fait, car cette terrible malédiction pèse sur moi depuis maintenant quelques années. De quoi s’agit-il ? De pas grand chose fait…
Etant toujours très sage (mais si, mais si), le Père Noël passe chaque année déposer devant mes souliers les cadeaux que je lui ai commandés. D’ailleurs je suis tellement sympa que de plus en plus, je les achète tout seul à la fnac pour les lui donner discrètement la veille de sa tournée. Conséquence indirecte, il n’y a pas de surprise pour la majeure [1] partie de ce qui va tomber de sa hotte dans la cheminée (pas trop chaude la cheminée, pour ne pas faire fondre les paquets avec du chocolat dedans). Une fois les paquets cadeaux éventrés (mais avec classe), je reconnais mes petits et vérifie qu’aucun d’eux ne manque à l’appel, tel la chatte attentionnée [2] qui compte ses chatons après une traversée de l’A86 un jour de pluie [3]. Et c’est là que frappe la malédiction. Depuis la belle montre Swatch 100% Suisse et Alu que m’avait offert mon papa (par l’intermédiaire du père noël, bien sûr) qui avait été oublié au fin fond d’une pendrie [4]$, il manque chaque année un petiot à l’appel. Cette année, la malédiction ne m’a pas oublié et s’est abattue sadiquement sur un innocent “Je veux du chocolat”, livre de cuisine pour les mordus de la fève noire. Après 10 minutes de cris, de pleures et de désespoir (j’en fait un peu, ok, “10 minutes de recherche et de rigolade” serait plus juste), le présent et ses promesses de délices sucrés fût retrouvé, caché derrière la porte de la chambre de grand-mère qui niait bien évidemment les faits et toute allusion à un fricottement possible avec le grabataire distributeur de joujous-par-milliers qui aurait laissé le paquet lors d’un départ précipité par la fenêtre. Pèse malédiction, pèse… Je suis vigilant et je continuerai de te vaincre, année après année !
Notes
[1] je suis sûr qu’avec ce simple terme je force l’imagination de certains à visualiser une montagne de cadeaux plus haute que le sapin
[2] je serais plutôt un chat, certes, mais il est de notoriété commune que les chats se soucient peu de leur progéniture s’ils ne peuvent l’échanger contre un bol de lait ou de kwiskas, ce qui ne colle donc pas à mon propos.
[3] le chat, lui, se serait sûrement contenté de lancer quelquechose comme ‘c’est bien, vous êtes des battants, c’est ça que je veux‘ aux survivants, avant de se faire croquer par le chien du garde routier qui passait par là
[4] dont je connaissais l’existence aussi mais ça c’est un secret