Category: It's Our Future

Apr132008

Pumbby : le business model Paid-to-surf débarque sur vos mobiles

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AllAdvantage, GoToWorld, ces noms vous disent-ils quelque chose ? Il s’agit de ces sociétés apparues à la fin des années 90 qui proposaient de rémunérer les surfeurs du web contre quelques clics sur des publicités dont l’affichage était obligatoire.

A cette époque où ICQ attendait de moi que je sois connecté en permanence tandis que mon argent de poche était dévoré par Infonie, j’ai moi aussi toléré quelques temps la présence d’une ou deux banderoles et regardé sur des comparatifs quel était le meilleur parti. L’explosion de la bulle mis fin à ces généreuses sociétés, et l’on en entendit plus parlé sur le web ou presque.

Si ce business model a éclaté avec la bulle et a vu sa réapparition entravée par l’apparition d’autres modèles publicitaires, il semble qu’il puisse réapparaître (sûrement brièvement aussi) sur l’internet mobile. Car cet internet là a un petit goût de l’internet d’il y a 10 ans : il se popularise et devient accessible à des gens qui ne savent pas encore trop quoi en faire. Car à moins d’avoir un iPhone, s’il on a bien accès à internet, on n’a pas encore vraiment “Internet” (c’est d’ailleurs un des claims de la pub d’Apple).

C’est donc le bon moment pour proposer aux gens d’en faire une utilisation facilement motivable : gagner de l’argent.

Que propose pumbby ? Oh, je ne vais pas paraphraser, mais faire comme eux plutôt, copier : C’est très simple, à chaque fois que vous regarderez une publicité sur votre GSM, celle-ci vous rapportera des €. Vous pourrez ensuite gérer ce que vous avez gagné dans votre compte en ligne. Voici un exemple de publicité.

Alors, envie de tester ? Quant à moi, j’ai déjà donné, je passe mon tour…

Dec272007

La prétérition se fait une nouvelle jeunesse sur le web : sociologie d’un buzz

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Vous n’êtes certainement pas passés à côté si vous suivez le petit monde des blogs (et sans doute de la presse grivoise) : des photos de la nageuse française multi-médaillée d’or en tenue d’Eve se sont retrouvées en ligne il y a quelques jours, et il y aurait même une vidéo d’une fellation administrée à son amant. Voici comment la blogosphère (je déteste ce mot) exploite notre insatiable curiosité voyeuriste.

Les media nous tenaient déjà bien informés des ruptures de la jeunette, qu’il s’agisse de petits copains ou d’entraîneurs, il ne manquait donc plus grand chose à pénétrer de son intimité (sans jeu de mot graveleux). Alors certes, ça défraye la chronique car il s’agit d’une française, mais les routards du net sont déjà habitués depuis longtemps à l’exhibition intégrale sans consentement de célébrités américaines, qu’il s’agisse des photos/vidéos de Paris Hilton, ou, bien avant elle, de Pamela Anderson.

Que ce genre d’ébats se retrouvent en ligne est bien dommage quand on ne l’a pas choisi, mais hormis quelques puritains qui seront réellement choqués, les autres n’y verront qu’une jeune fille un peu plus extravertie que la moyenne qui a joué un jeu dangereux. Toujours est-il que les gens veulent les voir, ces photos, et les cherchent donc sur leur moteur de recherche préféré.

Ces mêmes routards qui sont habitués à ce genre de dérives savent également repérer le buzz qui arrive, et donc le flux potentiel de visiteurs qui peut se perdre sur leur site en cherchant les photos pour peu qu’ils aient réussi à se faire référencer sur Google avec les bons mots clés à temps. Quels mots clés ? un simple mix de “photos”, “nue” et du nom de la personne sera une bonne base. Attention tout de même, il faut être doublement malin car Google est capable de repérer ce genre de stratagèmes dans une certaine mesure.

C’est là qu’intervient la prétérition, qui permet au bloggeur de faire un billet blindé de mots clés destinés aux moteurs de recherche, mais vide d’intérêt pour les lecteurs traditionnels (pas parce qu’il n’y a même pas de lien vers les photos, mais juste parce que ce n’est pas ce qu’on recherche sur son blog, qui n’est ni un site de sport, ni un site de cul). Pour ne pas perdre totalement la face vis à vis de ses lecteurs, il fait passer tout ceci sous couvert de second degré mais ne dupe personne.

Qu’importe. Rares sont les lecteurs qui le délaisseront pour autant, et certains le découvriront à peu de frais. Une partie de ceux qui ont saisi l’opportunité se trouvaient déjà dans un dossier “99F” dans mon lecteur de flux RSS, à croire que j’avais déjà cerné leur profil. Il vous diront tous que c’était pour faire découvrir leur blog, mais à moins qu’ils ne se prennent pour les messies du net, les principaux bénéficiaires de l’augmentation de trafic restent… eux.

Si ces bloggeurs peuvent être rangé dans la famille des requins du net, il ne vont pas sans leurs poissons pilotes, les commentateurs, qui mangent les miettes du gros morceau de buzz. En laissant un lien vers avec leur message, ils profitent du deuxième rebond : ils ont de forte chance de voir leur trafic augmenter. Certains le font involontairement, d’autres sans vergogne.

Enfin, j’aurais pu surfer sur le 3ème rebond, car cette analyse qui essaie de prendre un peu de recul sur le buzz aurait pu mentionner elle aussi le nom de la naïade explicitement. D’autres le feront, certains font d’ailleurs déjà des articles sur l’effet du buzz sur leur site, et en rajoutent une couche. Mais si j’ai choisi de ne pas le faire, je me suis aperçu en me relisant que je mentionnais pour l’exemple deux demoiselles qui sont fortement recherchées pas si loin que ça de “photos” et “nue” : serait-ce un 4ème type de rebond ?

Ainsi donc, si dans la vie de tous les jours et en politique la prétérition sert à faire passer un message sans prendre de responsabilité ni s’afficher ouvertement (“je ne vous rappellerai pas qu’il faut lire ce blog régulièrement”), sur le net, il sert à faire passer des mots clés qui n’ont pas de raison d’apparaître sur un site a priori. Je vous propose donc une extension de la définition de prétérition à l’usage du web.

Prétérition : sur un site internet, figure de rhétorique qui consiste à parler d’un sujet sans rapport avec la ligne éditoriale, après avoir annoncé que l’on allait pas en parler, dans le seul but d’élargir son champs lexical de référence sur les moteurs de recherche.

Nov292007

faberNovel Consulting publie aujourd’hui un research paper sur les réseaux sociaux en ligne

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Facebook, Meetic, LinkedIn… Ces sites se sont développés à un rythme spectaculaire au cours des dernières années, au point d’être devenus des cibles d’acquisition de choix pour les groupes de média. Alors que ce secteur devient mature, faberNovel Consulting propose d’en étudier quelques acteurs clefs et d’identifier leurs bonnes pratiques.

Alors que les pionniers du secteur sont, depuis plusieurs mois, au cœur de l’actualité internet, de nombreuses entreprises s’interrogent sur le phénomène. Faut-il investir dans les réseaux sociaux ? Quelles fonctionnalités développer en priorité ? Quels sont les éléments les plus valorisés par les utilisateurs ? Que faut-il facturer et comment ? Comment développer et gérer sa communauté ? Ce second research paper de faberNovel Consulting présente les meilleures réponses actuelles à ces questions.

En publiant cette étude, faberNovel Consulting, membre du Silicon Sentier, s’inscrit dans une démarche de partage. Publié sous licence Creative Commons, ce research paper reprend les concepts de base des réseaux sociaux et analyse les sites de rencontre en ligne ainsi que les réseaux professionnels. Au vu des mouvements majeurs prévus au cours des prochains mois, le choix de cette licence permettra à tous les experts et analystes de reprendre, d’améliorer, de compléter et de partager ce document.

Télécharger le research paper ici : http://www.fabernovel.com/news/research-paper-social-network-websites/

Pour les contacts, me demander.
 

Nov112007

Wikimedia foundation : faites un don

Si vous utilisez régulièrement Wikipedia, pour vos études, votre travail, votre curiosité, il est temps de donner un petit quelque chose à la Wikimedia Foundation. La Wikimedia Foundation, ce n’est pas seulement wikipedia. C’est aussi un dictionnaire, un répertoire de citations, des e-books et encore d’autres projets dont vous pouvez trouver la liste sur leur site.

May162007

Pourquoi 21 coups de canon ?

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Aujourd’hui a eu lieu la passation de pouvoir entre le président de la République française et son successeur. A cette occasion, 21 coups de canons ont été tirés depuis l’esplanade des Invalides. Mais pourquoi 21 coups pour ce tir symbolique ?

D’après le Figaro, cette tradition serait un vestige de l’ère monarchique, modéré par Charles de Gaulle qui fit passer de 101 à 21 le nombre de coups de canon (et à l’époque, on changeait de monarque évidemment, pas de président). Ceci ne répond cependant pas à la question “pourquoi 21 ?”

La meilleure (à mon sens) réponse que j’ai trouvée, un peu plus précise que celle validée par la communauté Yahoo il y a quelques mois, me vient de JeuneAfrique.com :

La tradition semble remonter au XIVe siècle. Sur les bateaux de guerre, les victoires étaient fêtées par sept coups de canon, le chiffre sept symbolisant l’accomplissement d’un cycle. Comme les armées de terre, moins économes en munitions, pouvaient se permettre de tirer trois coups pour chaque coup tiré en mer, le rite des vingt et un coups s’imposa peu à peu chez les militaires avant de s’étendre aux grands évènements civils. Il est bon de rappeler que, dans la Bible, le 21, chiffre de la perfection, symbolise la sagesse divine. Ce n’est pas un hasard si dans beaucoup de pays la vingt et unième année est considérée comme l’âge de la majorité.

A noter que tirer plusieurs coups est une tradition internationale, utilisée aussi bien aux Indes que dans les pays anglo-saxons.

Comment ça un mauvais jeu de mot ? Vous n’y pensez pas !

Apr112007

Rien ne sert de courir, il faut nager à point

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Plutôt que de sponsoriser des humains par SMS pour qu’ils gagnent à la Nouvelle Star, pourquoi ne pas encourager des tortues en voie de disparition par Internet pour qu’elles gagnent … l’existence ? The Great Turtle Race ! Avouez que le titre est tapageur. Non, cette course n’est pas organisée par des amateurs de course d’escargots souhaitant passer à la vitesse supérieure. D’une part parce qu’elle se passe en mer, un environnement dans lequel la tortue est plutôt véloce, et d’autre part parce que la cause servie est des plus sérieuse. En effet, la race de tortue concernée, la Tortue Luth, ou Leatherback Turtle, est en voie de disparition. Il s’agit de la plus grosse des tortues marines et sa carapace a la particularité de ne pas être constituée d’écailles et de ne pas lui permettre de se replier à l’intérieur. Son nom français vient de sa ressemblance avec l’instrument de musique éponyme, et son nom anglais vient de l’aspect de sa carapace, semblable à du cuir. Aussi charmante qu’elle soit, cette tortue vieille de 100 millions d’années est en train de disparaître à cause de nous, humains, qui semons en mer des sacs plastiques qu’elle gobe en pensant avaler des méduses (sa principale source d’alimentation) et qui étendons des filets dans lesquels elle s’emprisonne. A partir du 16 avril, 11 tortues vont s’affronter (sans le savoir) durant une course de 14 jours, qui va les amener du Costa Rica (lieu de ponte) aux Galapagos (lieu où elles se nourrissent). Ces tortues ont toutes un petit nom et sont sponsorisées par des entreprises et institutions, dont Yahoo. Elles sont suivies par satellite grâce à des balises qu’on leur a fixé sur le dos. Chacun peut choisir une tortue à encourager, suivre leur progression, voire mieux, faire un don pour leur cause. Alors vous aussi, pour éviter que ne s’éteigne cette tortue qui, selon les indiens Seri, aurait engendré le monde, encouragez ses derniers représentants (et arrêtez de jeter des sacs dans la mer, jetez plutôt des méduses) ! Allez Billie (mon poulain) ! Photo empruntée au fournisseur officiel du site, merci à Blaise pour l’info.

Oct132006

Think but don’t speak

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Les libertés tombent peu à peu dans les textes de loi des Etats-Unis. En voilà un illustration avec un certain Steve Howards, arrêté par les services secrets en plein centre commercial pour avoir interpellé le Vice Président Cheney à propos de sa politique en Iraq.

Steve Howards says he used to fantasize about what he’d say to President Bush or Vice President Cheney if he ever got the chance.

That opportunity arrived on June 16, the same day he says he read about U.S. fatalities in Iraq reaching 2,500. “Initially, I walked past him. Then I said to myself, ‘I can’t in good conscience let this opportunity pass by.’ So I approached him, I got about two feet away, and I said in a very calm tone of voice, ‘Your policies in Iraq are reprehensible.’”

Howards says he was taking two of his kids to their Suzuki piano camp in Beaver Creek, Colorado. They were walking across the outdoor public mall area when all of a sudden he saw Cheney there.

“I didn’t even know he was in town,” Howards says. “He was walking through the area shaking hands. Initially, I walked past him. Then I said to myself, ‘I can’t in good conscience let this opportunity pass by.’ So I approached him, I got about two feet away, and I said in a very calm tone of voice, ‘Your policies in Iraq are reprehensible.’ And then I walked away.”

Howards says he knew the Administration has a “history of making problems” for people who protest its policies, so he wanted to leave off at that.

But the Secret Service did not take kindly to his comment.“About ten minutes later, I came back through the mall with my eight-year-old son in tow,” Howards recalls, “and this Secret Service man came out of the shadows, and his exact words were, ‘Did you assault the Vice President?’ ”

Here’s how Howards says he responded: “No, but I did tell Mr. Cheney the way I felt about the war in Iraq, and if Mr. Cheney wants to be shielded from public criticism, he should avoid public places. If exercising my constitutional rights to free speech is against the law, then you should arrest me.”

Remarquez, chez nous, les peines ne semblent pas toujours adaptées non plus