Category: Frontier Psychiatric

Mar132007

De l’infinité des mots – Chapitre 0 : Fiat Sowenga* !

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Des mots, nous en avons (presque) tous plein la bouche au bout d’un an d’existence. Mais vous êtes vous déjà posé la question de savoir pourquoi on nomme un arbre un arbre, une pomme une pomme, un chat un chat, ou un deux trois quatre ? Pourquoi nomme t’on d’ailleurs, alors qu’on pourrait tout aussi bien rupautir ? Pourquoi s’inquiète t’on de savoir comment l’autre va, plutôt que comment il siboule ?

La vie courante pourrait sans mal être ponctuée de la conversation anodine suivante:

“Salut, comment siboules-tu ?”
“Pas mal et toi ?”
“Ca siboule bien.”

Une petite forme pourrait ainsi être une siboulette, ce qui aurait finalement une logique en dressant un parralèle avec l’homophone, rappelant ainsi l’aspect légumineux de notre forme. On évitera par contre de changer la ciboulette pour de la tompante, car sinon on y comprendra plus à la longue.

Je doute que “sibouler” et “rupautir” ne remplacent un jour leurs synonymes, voire même qu’ils passent dans le langage courant. Mais qu’importe, là n’est pas la question (quoi que si vous me demandez comment je siboule la prochaine fois, ça me fera sans aucun doute plaisir, siboulette ou pas). Le fait est que ces mots n’ont pas moins le droit d’exister que les autres. Certains existent d’ailleurs… mais dans d’autres langages. D’autres n’ont même pas cette chance et attendent que quelqu’un en mal d’inspiration les nomme. Il en est ainsi de Sowenga, qui est non seulement né mot, mais a en plus acquis la distinction honorifique de “nom propre”.

Que vous le vouliez ou non, que l’académie française soit d’accord ou pas, Sowenga existe désormais parmi le langage des hommes.

NB: * du latin, “Que Sowenga soit !”. Il ne s’agit pas du dernier modèle de la marque de véhicules motorisés Fiat, sans quoi je devrais percevoir des royalties, or je n’ai rien remarqué.

Apr192006

Prem’s. Le tag online, ou une autre forme de SPAM.

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Le succès va de pair avec la foule, parmi laquelle se cache toujours au moins un crétin (on y peut rien, c’est la loi des grands nombres). Ceux qui ont beaucoup de succès ont donc aussi beaucoup de crétins qui orbitent autour d’eux, d’où la dénomination d’étoiles (ou stars, outre-atlantique).

Mais redescendons sur la mer électronique sur laquelle nous surfons. Si vous fréquentez un tant soit peu des zones pop-com[1] du net, c’est-à-dire des sites populaires où l’on est invité à y aller de son petit commentaire, vous aurez peut être déjà croisé un « preums »[2] parmi ceux-ci. Vous augmenterez vos chances d’en trouver en visitant des sites fréquentés par des djeuns kikoolol.

Notes

[1] Expression sous licence Creative Commons, parce que c’est in.

[2] Différentes déclinaisons son possibles et l’on trouvera « prem’s » sous diverses orthographes (par exemple « preum’s » ou « preums ») toutes aussi acceptables les unes que les autres puisqu’elles nous viennent de la maternelle, et qu’à cet âge là, la phonétique prime sur l’orthographe. Enfin, maternelle, c’était de mon temps. De nos jours, la phonétique semble parfois garder son emprise jusqu’au lycée.

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Nov232005

Un matin, fait de rien, pour en faire… un rêve plus loin.

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Un jour de plus sur terre, une grève de plus dans l’air. Mon pote le 7h17 et moi nous sommes donc de nouveau retrouvés pour aller nous perdre dans l’ouest parisien. Et de nouveau, il m’a offert un spectacle magique.

Cette fois, pas question de sombrer à la somnolence. Dès la sortie du porche de la gare, je cherche des yeux les premiers halos de lumières dans la nuit noire. A peine sommes nous en route qu’ils sortent déjà! Le soleil n’est plus très loin, il arrive et le spectacle promet de m’éblouir tout le trajet.

Nous traversons les gares à toute allure. Elles semblent un décors de cinéma encore inanimé. A cause de notre vitesse, les voyageurs sur le quais sont figés. C’est un tableau, mais en trois dimensions. Les sources de lumière sont faibles chacune, elles éclairent avec peine leurs abords. Mais elles sont diverses et les contrastes qui en ressortent sont plus forts. Chaque objet ou personne est ainsi une composition d’ombres et de lumières. Certaines zones restent dans l’obscurité, elles ne sont là que pour faire exister les entités qui sont éclairées. On croirait un musée, une reconstitution. Comme un enfant crée un monde avec ses jouets, quelqu’un aurait tout agencé pour le plaisir de la contemplation. Tout est là, parfait, il n’y a plus qu’à appuyer sur “play”.

En regardant cette vitre derrière laquelle se joue ce chef d’oeuvre de la nature, je rêve alors à des métros projetant sur leurs fenêtres des paysages tridimensionnels défilants. Un paysage bucolique, une plongée abyssale, un voyage au centre de la terre, une fuite dans l’espace, une traversée en orient express ou encore une virée dans le Paris d’autrefois, au milieu des perruques et des chiens errants. Voilà qui occuperait nos circonvolutions citadines.

Trente minutes qui sont passées en cinq, ce doit être ça, voyager à la vitesse de la lumière.

Nov202005

Les clowns sont de retour

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N’avez vous pas remarqué ? Avec le retour du froid, les gens dans la rue ont tous un petit nez rouge…

J’adore cette atmosphère de début d’hiver.. blottis contre nos radiateurs et nos cheminées, on se croit lutter contre les éléments à la moindre sortie de notre petit nez dehors. Les odeurs et la chaleur des charettes des marchands de marrons nous allèche, les magasins et les rues mettent leur costume de Noël, et chacun reprend le mesures de sa hauteur de plafond et de sa profondeur de bourse pour savoir quelle taille de sapin rentrera à la fois dans l’un et dans l’autre.

Ce temps vivifiant nous réveille le matin, et nous permet tous les excès le soir. Finie la tyrannie de la balance pour quelques temps, le maillot de bain n’est pas près de ressortir de sa boite. A nous les raclettes, les fondues et autres potées. Le cassoulet ne nous fait plus peur, au contraire, on aura bien besoin de ses forces pour affronter le gel demain matin.

Et puis il y a le soir, quand on rentre enfin chez soi, et que l’on est si heureux de retrouver la chaleur douillette de la cuisine ou de ses couettes.

La vie est plus agréable quand il y a des clowns…

Dec222004

Le sacrifice du sapin n’aura (presque) pas lieu

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Contrairement aux 15 années précédentes, le sapin aurait besoin d’un bottin pour voir quelquechose au cinéma, tandis que ses prédécesseurs montraient combien, finalement, le plafond était bas. Le fait est que le rassemblement familiale se limitant à quelques jours cette année, la taille du sapin a été diminuée d’autant. Du coup, j’ai un peu moins mal au coeur de voir ce pauvre sapin vivre ses derniers jours parmi nous. Il est déjà mort, autant qu’il passe le temps qu’il lui reste en compagnie de gens qui font la fête ! Je sais bien que je mange de la viande (parfois même crue dans un bon tartare, niark) et que c’est plus cruel encore, mais le sapin ne me laisse pas insensible pour autant. Quand on ne cesse d’entendre que l’homme détruit le poumon de cette planète, l’imagination prend facilement le dessus, et avec le sapin on pense à ses frères morts aux combat contre la scie sauteuse du bûcheron canadien en timberlands sur le champ de bataille, si ça se trouve juste à côté de la maison du père noël ! Une vision apocalyptique de squelettes de troncs sur des hectares surgit du fond de l’esprit lorsqu’à ce moment précis… le four sonne pour annoncer qu’il est temps de retourner la dinde. Je vais aller manger un peu de foie gras tiens… Hein ? comment ? Aaaaaaaah !