Archive for November 2005

Nov232005

Un matin, fait de rien, pour en faire… un rêve plus loin.

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Un jour de plus sur terre, une grève de plus dans l’air. Mon pote le 7h17 et moi nous sommes donc de nouveau retrouvés pour aller nous perdre dans l’ouest parisien. Et de nouveau, il m’a offert un spectacle magique.

Cette fois, pas question de sombrer à la somnolence. Dès la sortie du porche de la gare, je cherche des yeux les premiers halos de lumières dans la nuit noire. A peine sommes nous en route qu’ils sortent déjà! Le soleil n’est plus très loin, il arrive et le spectacle promet de m’éblouir tout le trajet.

Nous traversons les gares à toute allure. Elles semblent un décors de cinéma encore inanimé. A cause de notre vitesse, les voyageurs sur le quais sont figés. C’est un tableau, mais en trois dimensions. Les sources de lumière sont faibles chacune, elles éclairent avec peine leurs abords. Mais elles sont diverses et les contrastes qui en ressortent sont plus forts. Chaque objet ou personne est ainsi une composition d’ombres et de lumières. Certaines zones restent dans l’obscurité, elles ne sont là que pour faire exister les entités qui sont éclairées. On croirait un musée, une reconstitution. Comme un enfant crée un monde avec ses jouets, quelqu’un aurait tout agencé pour le plaisir de la contemplation. Tout est là, parfait, il n’y a plus qu’à appuyer sur “play”.

En regardant cette vitre derrière laquelle se joue ce chef d’oeuvre de la nature, je rêve alors à des métros projetant sur leurs fenêtres des paysages tridimensionnels défilants. Un paysage bucolique, une plongée abyssale, un voyage au centre de la terre, une fuite dans l’espace, une traversée en orient express ou encore une virée dans le Paris d’autrefois, au milieu des perruques et des chiens errants. Voilà qui occuperait nos circonvolutions citadines.

Trente minutes qui sont passées en cinq, ce doit être ça, voyager à la vitesse de la lumière.

Nov222005

La grève n’a pas que des mauvais côtés

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Certes, sauter dans le train de 7h17 pour arriver à l’heure à laquelle on se lève d’habitude, c’est un poil douloureux. Mais le train de ce matin m’a offert un bien beau spectacle, qui me donnerait presque envie de recommencer l’expérience volontairement.

Encore un peu endormi, le train quitte la gare Saint Lazare à peine éclairée pour replonger dans l’obscurité. Je discute avec mon collègue quelques minutes avant d’être rattrapé par la somnolence à demi forcée (on se dit qu’il faut en profiter pour grapiller les derniers bouts de sommeil tant qu’on peut encore).

Quelques instants plus tard, pour une raison quelconque, je rouvre les yeux, et une vision surréaliste s’imprime sur ma rétine. D’un côté le ciel noir, gourmand de toute lumière, de l’autre un bleu intense et profond, doux et paisible, de ceux qui nous font rêver d’espace.

Dos au sens du train, dans ce wagon rempli de visages fatigués, j’ai l’impression de fuir une civilisation perdue, un monde sur le déclin, et de faire parti des quelques rescapés empruntant un chemin mystérieux, en dehors du vivant et du réel, à la lisière du jour et de la nuit. Comme si nous repartions vers notre monde fantastique originel, déçus de monde vers lequel nous nous étions tournés.

Nous voyageons sur le fil de l’aube, en dehors de tout, protégés.

Nov202005

Les clowns sont de retour

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N’avez vous pas remarqué ? Avec le retour du froid, les gens dans la rue ont tous un petit nez rouge…

J’adore cette atmosphère de début d’hiver.. blottis contre nos radiateurs et nos cheminées, on se croit lutter contre les éléments à la moindre sortie de notre petit nez dehors. Les odeurs et la chaleur des charettes des marchands de marrons nous allèche, les magasins et les rues mettent leur costume de Noël, et chacun reprend le mesures de sa hauteur de plafond et de sa profondeur de bourse pour savoir quelle taille de sapin rentrera à la fois dans l’un et dans l’autre.

Ce temps vivifiant nous réveille le matin, et nous permet tous les excès le soir. Finie la tyrannie de la balance pour quelques temps, le maillot de bain n’est pas près de ressortir de sa boite. A nous les raclettes, les fondues et autres potées. Le cassoulet ne nous fait plus peur, au contraire, on aura bien besoin de ses forces pour affronter le gel demain matin.

Et puis il y a le soir, quand on rentre enfin chez soi, et que l’on est si heureux de retrouver la chaleur douillette de la cuisine ou de ses couettes.

La vie est plus agréable quand il y a des clowns…

Nov112005

Last Day a DJ saved my life

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Ce qu’il y a de bien avec internet, c’est qu’il met le cinéma indépendant à portée d’écran, le petit dans votre chez vous qui ne vous oblige pas à sortir par ces températures rigoureuses pour risquer le navet. Là, il vient de me faire péter un petit film de Double Edge Films, une petite production basée à Denver dont ce petit film est devenu la carte de visite, tellement il pète.

C’est un peu long à charger, alors laissez lui le temps et savourez tout d’un coup.